Intolérance limite au clampage carotidien


L’intolérance limite au clampage carotidien traduit une hémodynamique précaire dans l’hémisphère cérébral homolatéral à la carotide clampée. Certaines précautions permettent d’éviter qu’elle ne se décompense.

Les symptômes de l’intolérance limite au clampage.

L'intolérance limite au clampage se traduit, lors du test le clampage, par l'absence de symptôme franc à type d'hémiplégie avec trouble de la conscience mais par des symptômes atypiques à type de légers ralentissements idéomoteurs, d'agitation voire d'agressivité.

La survenue d'une parésie du membre supérieur controlatéral sans trouble de la conscience traduit une pénombre ischémique et peut être classée dans les intolérances limites au clampage.

Prévenir les conséquences de l’intolérance limite au clampage.

Améliorer l’exposition de la bifurcation carotidienne.

Dans tous les cas, il faut déclamper l'axe carotidien et agrandir l'abord artériel en amont et en aval pour un meilleur contrôle de la carotide interne post bulbaire et de la carotide commune comme pour les intolérances vraies et immédiates au clampage afin d’être en condition optimale pour mettre un shunt si nécessaire.

Élever la pression artérielle.

Le test de clampage initial ayant été effectué avec une pression artérielle inférieure ou égale à 15, il faut faire monter la pression artérielle jusqu'à 18 – 20.

> Habituellement, les symptômes régressent.

> Si les troubles persistent :

  • soit les conditions locales permettent une mise en place facile du shunt et on le pose.
  • Soit la mise en place du shunt semble difficile ou à risque (lésions athéromateuses étendues à la carotide commune ou à la carotide interne sus-bulbaire, bifurcation très haute, boucle ou plicature, tissus très inflammatoires, etc.) et l'on s'en passe. Il faut alors surveiller attentivement l'état de conscience du malade et mettre un shunt si l'intolérance devient complète et s'accompagne d'un état comateux.

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